Les FARDC trouvent abusif de généraliser des cas
isolés constatés au sein des FARDC, alors qu'il y a aussi des efforts
observables au sein de cette armée qui se construit. Le colonel Kasonga,
porte-parole des forces armées et responsable de la presse militaire l'a déclaré
à Goma ce vendredi à radiookapi.net
Ni le gouvernement ni les forces
de maintien de la paix de l'ONU ne sont parvenus à mettre un terme aux
violations des droits humains, publié parHuman Rights Watch, le 02
juillet 2009
Les soldats de l'armée congolaise
appuyés par les forces de maintien de la paix des Nations Unies qui
intensifient leurs opérations à l'Est et au Nord de la République démocratique
du Congo n'ont pas réussi à protéger les populations civiles contre les
attaques brutales et les représailles des rebelles. Au contraire, ils
commettent eux-mêmes des attaques et des actes de viols sur la population
civile congolaise, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Ces attaques de
civils perpétrées par toutes les parties au conflit ont considérablement accru
le nombre de graves violations des droits humains au cours des six derniers
mois.
Que reste-t-il encore des récents
accords entre Kigali et Kinshasa lorsque les médias du pouvoir congolais,
faisant écho de leurs promoteurs, s’offrent le loisir de traiter avec peu de
considérations leur nouvel allié dans l’actuelle traque contre les FDLR ?En effet,
digitalcongo.net, un média de la Majorité Présidentielle, dans sa livraison du
mercredi 1er juillet 2009 intitulé ‘’FOCUS. Kigali
: l’hydre de l’insécurité à l’Est de la Rdc’’ http://www.digitalcongo.net/article/59240,
se montre plus révélateur à ce sujet en crevant finalement l’abcès.
Dans son message à la nation ce mardi 30 juin 2009 à
l’occasion des festivités marquant le 49ème anniversaire de l’accession de la
RDC à sa souveraineté internationale, le Chef de l’Etat s’est emporté contre
l’appareil judicaire congolais en portant des graves accusations contre les
magistrats qu’il rend coupables de détournement, concussion, corruption ainsi
que des infractions de droit commun dans l’exercice de leurs fonctions. Il a
ajouté qu’il apportera son plein soutien aux conclusions des travaux sur la
reforme de la magistrature en RDC.
Dans un message timide et peu convainquant, non couvert par les différentes chaines de radio et de télévision du pays à l’exception de la chaine locale de la RTNC-Goma au soir du lundi 29 juin, le Chef de l’Etat, Joseph KABILA, a surpris plus d’une personne. Moins triomphaliste et moins bavard, contrairement à ses habitudes, il a dressé un bilan mitigé de sa propre gestion. De la politique générale à la situation économique en passant par l’état sécuritaire à l’Est du pays sans oublier le domaine de la justice, le Président de la République a peint en noir le tableau du pays. S’est-il finalement décidé de se mirer et de voir ce que tous les congolais vivent dans leur quotidien ou s’agit-il tout simplement d’une stratégie de communication aux finalités électoralistes qui consiste à dire tout haut ce que tout le monde se chuchotent dans son dos pour devancer les critiques à lui opposer par ses potentiels challengers ?
37 tués et une vingtaine des blessés tel est le bilan provisoire de l’attaque menée par les combattants FDLR/Interahamwe tôt ce mardi matin dans le village de KASEGHE, en territoire de LUBERO situé à environ 235 Kilomètre au Nord de la ville de Goma.
Figure emblématique des indépendances africaines par
son nationalisme intransigeant, Patrice Lumumba ne fut Premier ministre que
pendant deux mois, au lendemain de l'indépendance du Congo, le 30 juin 1960.
Il ne fait plus l’ombre d’un doute : Joseph Kabila est candidat à sa
propre succession. La nouvelle n’est pas encore officielle mais l’homme
et son entourage n’en pensent pas moins.
Que des prisonniers s’évadent d’une prison, il ne s’agit nullement d’un
fait extraordinaire. Que les mêmes évadés aient tout le temps de violer
toutes les femmes emprisonnées avant de disparaître dans la nature, il
est question d’un acte prémédité. Voilà l’une des preuves manifestes
que la situation au Kivu des plus inquiétantes et qui relèvent d’un
plan machiavélique pour exterminer les populations congolaises. Une
situation qui se dégrade au jour le jour avec les mêmes scènes de
violence dans les localités du Kivu. Viols, exactions, maisons brûlées,
tueries sans discriminations de sexes et d’âge au quotidien avec comme
corollaires, des milliers de déplacés cherchant même un abri d fortune.
Dans 24 heures, notre pays va commémorer ses 49 ans d’indépendance. Dans
nos échanges sur « cet anniversaire », il y a des compatriotes qui croient que
notre pays n’est pas encore indépendant. Son droit à l’autodétermination est
constamment bafoué par les pouvoirs d’argent. D’autres estiment que 1960 est un
premier pas vers une indépendance à toujours reconquérir. D’autres encore
pensent que cette date a été celle de l’accession des Congolais à leur
indépendance nominale suivie d’un long processus d’esclavage mental.